jeudi 17 mai 2012

B 10 : revue de presse numérique pour entreprise




On se souvient des négociations dans les années 90 entre les entreprises et les éditeurs de presse pour aboutir à un accord sur les "revues de presse d'entreprise".
En ces temps, une revue de presse d'entreprise prenait la forme d'une liasse de photocopies d'articles sélectionnés dans la presse que le service de veille économique faisait circuler parmi les collaborateurs intéressés.

Pour alimenter l'ensemble de ses collaborateurs, il suffisait à l'entreprise de prendre un abonnement unique par support et de faire marcher la photocopieuse.

Et effectivement la L 122-5 stipule que "Lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille" et il peut fort arriver qu'une "family business" se confonde un cercle de famille.

Pour les autres cas, voici une solution numérique : 
  • créer un groupe LinkedIn dont on réservera l'accès aux collaborateurs de l'entreprise intéressés
  • se servir des boutons "LinkedIn share" proposés par certains media.

Ce qui est intéressant dans cette solution  ?

Ce n'est pas tant l'exception aux droits d'auteur ("représentation ou la reproduction d'extraits d’œuvres") qui joue ici que la liberté contractuelle entre acteurs économiques.

Et c'est parce que cette chaîne de transaction d'actifs immatériels a été librement constituée par les acteurs qu'elle porte une assurance contre les risques de parasitisme et de concurrence déloyale.

vendredi 11 mai 2012

C01 : webmaster Open Branding


C01 : Webmaster Open Branding


Une recherche en "expression exacte" sur Google de [open branding] retourne 19 000 résultats. Voici notre interprétation de cette formule.

L'échange de liens a été une des premières transactions numériques.
Pour un webmaster, rentrer en contact avec d'autres webmasters pour négocier ces échanges est une activité classique.

En ouvrant son site aux commentaires tout en autorisant le dépôt de liens, on peut même imaginer que l'on ait plus besoin de rentrer en contact (via mail par exemple). Il suffit d'escompter sur l'intelligence collective des webmasters : lors du dépôt d'un commentaire associé à un lien sortant, un simple clic permet de remonter à la source et de déposer sur celle-ci un commentaire avec un lien rentrant.

L'équilibre de la transaction numérique sera déterminée par l'équilibre éditorial et une modération est nécessaire.
 
Les webmasters devront alors être proches du business de leur entreprise et de son écosystème : il s'agira d'apprécier la pertinence éditoriale du commentaire déposé sur leur site et, le cas échéant, de déposer à leur tour un commentaire pertinent sur le site initiateur.

En outre, pour les entreprises innovantes, il faudra taper les bons mots clefs : il s'agit de jouer avec Google Panda dont les algorithmes ont rééquilibré popularité et originalité.

Bref, une véritable montée en compétences...

mercredi 2 mai 2012

Viabilité des modèles d'affaires numériques en savoir-faire

Pour apprécier la viabilité d'un modèle d'affaires numériques en prestations intellectuelles, il faut regarder du coté des entreprises acheteuses de prestations intellectuelles.

On peut distinguer deux régimes d'achats :
  • un régime intuitu personae, de gré à gré
  • un régime industriel, qui passe par un processus formel de consultation du marché (appel d'offre).
Dans ce dernier cas, la décision est souvent collégiale entre le demandeur, le prescripteur et l'acheteur de l'entreprise consultante.
Par exemple, en informatique, le demandeur est une direction métier, le prescripteur la direction des systèmes d'information et l'acheteur la direction des achats. Pour assurer une décision collégiale, les trois parties travaillent de concert sur une grille formelle d'évaluation comme ci-dessous :
  1. Prix : 35 à 70 %, 
  2. Plan de réalisation de la prestation : 10 à 40 %, 
  3. Références du prestataire : 15 à 25 %, 
  4. Expériences professionnelles et qualifications des consultants : 5 à 25 %, 
  5. Méthodes et outils : 10 à 20 %.
Les deux premiers postes d'évaluation sont souvent les seuls déterminants : ils sont contrôlables lors de la consultation et lors de la réalisation. Pour les trois derniers, qui sont de natures déclaratives, leur contrôle en avant-achat est compliqué.

Le numérique pourrait changer cette donne.

Acheter efficacement une prestation intellectuelle grâce au numérique


cf : "Grâce au numérique, augmenter votre pouvoir d'achat en prestation intellectuelle", Tru Dô-Khac, Le Cercle Les Echos, 30 avril 2012.